BIOGRAPHIE

DÉMARCHE

Établie à Québec, mais originaire de la Baie-des-Chaleurs en Gaspésie, Marie-Eve Landry exploite très tôt son côté artistique. Enfant, le chant, le dessin et l’écriture sont ses premiers moyens d’expression artistique. Avec le temps, les mots et les crayons ne suffisent plus pour exprimer sa créativité; elle a besoin de palper la matière. En 2001, elle s’initie à la peinture et aux techniques mixtes. Au même moment où elle développe son expertise en tant que psychologue clinicienne et organisationnelle, elle développe sa pratique artistique et explore de façon autodidacte divers sujets de création. En cohérence avec sa profession et son sujet de fascination, la psyché humaine, c’est en 2015 que sa démarche artistique se structure et qu’elle identifie clairement une source d'inspiration porteuse de sens pour elle : l'humain, notamment la femme, et son émancipation.

En elle, existent des paradoxes. En elle, existe un chaos. Si elle prend le temps de s'y arrêter, les images et les couleurs goûtent parfois sucrés, les sons et la musique sont empreints de sublimes parfums tantôt épicés, tantôt légers et la poésie danse pieds nus sur sa peau. 

 

Pour elle, l'art est à la fois substantiel et immatériel. Par lui, elle crée du sens. Avec lui, elle comprend qui elle est.

 

Et elle est convaincue, que parce qu'il nous touche dans ce que nous avons de plus humain et fondamental, l'art permet de nous connecter les uns aux autres dans la profondeur et la vulnérabilité.

 

Son travail est une célébration de la vie; dans ce qu'elle a de plus puissant et de plus fragile, avec ses vices et ses vertus. Ses œuvres témoignent à la fois d’une rage de vivre et d’un laisser-aller, d’un souci du détail et du chaos, d’élégance et de décadence. La trame de fond, toujours éclatée et chaotique, se peaufine pour laisser le thème se définir et apparaître un message limpide de sens. L’effet recherché en est toujours un d’impact. La vie est une chose complexe et l’utilisation de techniques mixtes lui permet d’exprimer cette complexité et cette profondeur. Sa main se prolonge dans la fiole d’aérosol, dans le pinceau, dans la spatule et elle se vautre parfois même directement dans la substance pour ne faire qu’un avec l’œuvre.

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